Kanchanaburi, une région à découvrir

Pour tout visiteur ou résident qui se respecte, Kanchanaburi et sa région font partie des incontournables. Outre son charme particulier, cette petite ville est le point de départ de très nombreuses excursions, toutes aussi surprenantes les unes que les autres.

          Il y a bien sûr le pont sur la rivière Kwaï, devenu mondialement célèbre grâce au roman de Pierre Boulle, paru en 1952, adapté au cinéma par David Lean en 1957 (oscar du meilleur acteur pour Alec Guinness) et immortalisé par son refrain sifflé «Hello le soleil brille».

          Comme le livre et le film ont très peu à voir avec la réalité historique, certains peuvent être un peu déçus en découvrant que ce pont n'est en fait qu'une étroite passerelle sur la rivière, dont le nom ne se prononce d'ailleurs pas «kwaï» (kouaille) mais «khwae» ou «Khwè». Seuls les francophones font l'erreur, à cause d'un tréma injustifié.

 

 

          Bombardé (et non pas dynamité) par les alliés en 1945, ce vestige de la 2ème guerre mondiale constitue naturellement l'attraction principale de la ville, provoquant un défilé incessant de curieux.


          Sur la place qui sépare la jolie petite gare de la rivière, l'ambiance est décontractée et bon enfant.


          Autour des boutiques de souvenirs, sous les allées ombragées, beaucoup de touristes étrangers déambulent tranquillement, bercés par de la musique pop thaïe, se laissant tenter par les vendeurs de pierres précieuses et semi-précieuses, extraites des mines locales (principalement du district voisin de Bo Phloy).


          La ville est située au confluent de la Khwae Noï et de la Khwae Yaï qui forment ensuite la Mae Klong. Tout près du pont, on peut à tout moment sauter dans un 'long tail boat' (bateau à longue queue) pour une promenade express au fil de l'eau et admirer les berges où se succèdent les restaurants sur plate-forme et les «guest-houses» fluviales, entourées de lotus roses éclosant sur des tapis de plantes aquatiques aux larges feuilles vertes étalées.


          Visions calmes et sereines, si ce n'était le bruit du moteur hors-bord ! En passant, le barreur (un vrai pilote de formule 1 !) vous montre la somptueuse résidence secondaire du propriétaire du Thai Rath (un quotidien 'tabloïd' tirant à un million d'exemplaires) ou celle de Khun Chaleum, une figure politique très connue [paraît-il !].


          L'idéal est d'embarquer en fin d'après-midi pour revenir à la brune et savourer, depuis la terrasse d'un estaminet, l'heure magique du couchant aux tonalités d'un bleu sombre liseré de rouilles éclatantes. Très appréciées également sont les croisières qui s'étendent sur 7 à 10 heures de navigation, comprenant des «nocturnes», sur de grandes barges aux baies vitrées, spécialement aménagées, avec piste de danse et karaoké.

          Et pour rester sur les cours d'eau (sans conteste l'une des richesses majeures de la région), pourquoi ne pas explorer le réseau fluvial en canoë-kayak ?!

[Le sourire Safarine]

          La petite compagnie de navigation Safarine (fondée en 1995, et sise non loin du pont) propose justement des circuits à la carte pour petits et grands. David, membre fondateur et chef d'expéditions aquatiques, est probablement le seul Français et l'un des rares «Farangs» à mener une activité professionnelle et commerciale dans le secteur de Kanchanaburi (qui n'est pourtant n'est qu'à 130 km à l'ouest de Bangkok, environ 2 heures de route).


          Il se l'explique très simplement: "Il n'y a pas grand chose ici pour séduire les étrangers qui voudraient s'installer à l'année, question ravitaillement surtout, on ne trouve pas facilement de produits importés.


          Il y a bien un Tesco-Lotus, mais ce n'est qu'un hypermarché de campagne. D'un autre côté, l'avantage pour les touristes, c'est que les prix en général sont assez bas, mais c'est justement ce qui rebute les étrangers en quête de commerces rentables: la marge bénéficiaire est de ce fait plutôt réduite».


          Car Kanchanaburi est aussi réputée pour être la ville touristique la moins chère du pays. De Bangkok, on peut facilement se rembourser le voyage grâce aux tarifs en vigueur sur le gîte, le couvert et les boissons alcoolisées.


          Il y en a quand même pour tous les budgets et l'éventail est large: le prix d'une nuitée va de 70 (bien : soixante-dix) bahts pour une simple hutte en paille et bambou, les pieds dans l'eau, à 8000 (huit mille) bahts au Felix River Kwai Resort, en passant par de petits hôtels très corrects, avec vue directe sur les ondes, à 400 (quatre cents) bahts.

          On y croise donc un mélange très éclectique de visiteurs: jeunes couples de routards occidentaux, familles d'expatriés en congés et ressortissants des pays d'Asie, notamment une proportion élevée de Japonais venus admirer la prouesse technique de leurs aînés, tout en se repentant de la cruauté des soldats de l'armée impériale nippone.

 

          Entre les civils asiatiques (Birmans, Siamois, Malais, Indonésiens) et les prisonniers de guerre (Australiens, Britanniques, Néozélandais, Américains et Néerlandais), on estime à plus de 100 000 le nombre de travailleurs forcés qui ont laissé leur vie (entre 1942 et 1943) à construire les 415 km de la ligne joignant les réseaux ferroviaires birmans et siamois.


          A Kanchanaburi même, plusieurs musées et cimetières permettent de se faire une idée du calvaire de ces forçats. Leur visite est édifiante et indispensable.


          130 km de ce «chemin de la mort» sont toujours utilisés et permettent notamment de faire le trajet Kanchanaburi-Namtok, dans un petit tortillard aux banquettes de bois. Les compartiments sont de vieille facture, rappelant ceux de la Compagnie des Indes, avec des ventilateurs au plafond, des porte-bagages règlementaires, des vitres coulissant verticalement et des persiennes métalliques.

          La plupart des passagers sont des touristes émerveillés qui découvrent la campagne, les paysages verdoyants, avec au loin de petites chaines de montagnes. C'est une belle région très fertile, prospère, car bien arrosée par les pluies et irriguée par les eaux de rivière. Tout y pousse : pommes de terre, bambous, bananes, canne à sucre… On aperçoit de nombreuses fermes, abritant des élevages de porcs et des troupeaux de zébus dans des enclos.


          Arrivée au terminus de Namtok et départ à la découverte d'une région riche en sites naturels, culturels, archéologiques et religieux, au milieu de parcs nationaux qui sont de fabuleuses réserves de faune et flore.


          Namtok veut tout simplement dire «chute d'eau» en thaï et on en trouve à satiété dans tout le secteur, à commencer par celles de Sai Yok Noi, à quelques centaines de mètres de la petite gare de montagne (où l'on peut au passage admirer une impressionnante locomotive à vapeur rescapée de la guerre). Le site est remarquable de beauté naturelle.


          Mais bien sûr, il ne faut pas manquer les cascades d'Erawan (à 65 km de Kanchanaburi), qui font certainement partie des plus populaires de toute la Thaïlande. La période idéale pour les visiter est pendant l'arrière saison des pluies, d'août à octobre, lorsque les eaux coulent en abondance, à travers des forêts très denses de bambous et d'arbres à feuilles caduques. L'ensemble des chutes s'étage sur 7 paliers, le premier (et le plus bas) étant à 700 mètres de la route et à 1500 mètres du sommet, avec un bon dénivelé, cela va sans dire. Compter 45mn et prévoir de bonnes chaussures de marche.


          C'est en arrivant tout en haut que l'on comprend le pourquoi de ce nom: Erawan, le véhicule d'Indra (le roi des dieux) est un éléphant à trois têtes, et la formation rocheuse qui domine la cascade n'est pas sans rappeler cet animal mythologique. Au fur et à mesure de l'ascension, il est possible et même recommandé de se baigner dans les nombreuses et grandes vasques granitiques, voire de se doucher copieusement sous ces inépuisables débordements d'eau délicieusement fraîche.

          La région offre un grand nombre d'endroits à visiter qu'il est impossible de lister ici. Pour ceux que l'Histoire intéresse, on peut aussi y remonter très loin dans le temps: bon nombre de cavernes répertoriées ont abrité des hommes du néolithique et, il y a quelques siècles, les Birmans voisins suivaient les sentiers praticables des cols et des vallées pour envahir le royaume de Siam. Le poste frontalier le plus célèbre est celui dit des "Trois Pagodes" (construites au 4ème siècle), à quelque 240 km au nord-ouest de Kanchanaburi. Mais c'est aussi par là que passaient les caravanes de marchands et les moines-missionnaires bouddhistes de l'Inde ancienne.


          Bien plus près, à 45 km de la ville se trouvent les vestiges du Prasat Muang Singh (le sanctuaire de la Cité des Lions), temple d'une citadelle qui fut un poste avancé du royaume khmer, à l'apogée de sa puissance. Construite au 12ème siècle, entourée d'une haute muraille toute en latérite (une roche d'un beau ton rouge brique), elle domine la rivière Khwae Noi.


          C'est maintenant un vaste domaine d'une centaine d'hectares, bien entretenu et comprenant principalement un lieu de culte shivaïte restauré et qui évoque quelque peu les merveilles d'Angkor Vat ou du Bayon d'Angkor Thom. Non loin de l'édifice religieux, un musée abrite toute une collection de statues, de poteries, d'outils, de photos, d'images et de cartes.


          Autre lieu très prisé des touristes, le Wat Pa Luangta Maha Bua, plus connu sous le nom de temple des tigres, sur la route entre Kanchanaburi et Sai Yok. Depuis une dizaine d'année maintenant, cette communauté de moines bouddhistes s'occupe de recueillir, de soigner et d'élever des animaux sauvages, et particulièrement des tigres. Il y en a une bonne douzaine, on peut les approcher et même leur gratter le dos pour la photo-souvenir.


         Tous les ans, de fin novembre à début décembre, la ville de Kanchanaburi organise le «River Kwai Bridge Festival» en hommage aux «cheminots malgré eux».


          Spectacle son et lumière et feu d'artifice grandiose sont au programme ainsi que des expositions historiques et archéologiques, un carnaval et des manèges, des danses et musiques folkloriques, divers évènements culturels et un grand marché ouvert.


           Même pour la hutte en bambou, il est conseillé de réserver à l'avance...

Raymond Vergé

Pour en savoir plus :

www.visitkanchanaburi.com

www.safarine.com

www.tigertemple.org

www.jollyfrog.net

www.pongphen.com

Le temple des tigres
[Gavroche nº114 – Décembre 2003]

A 40 kilomètres au nord de Kanchanaburi et du pont de la rivière Kwai, près de la frontière birmane, se trouve un monastère hors du commun: outre les moines, ses occupants, eux aussi drapés de jaune orange, ne sont pas des hommes, mais des tigres.

          II est 15h30. C'est l'heure de la promenade et d'un spectacle saisissant et inhabituel. Un moine se balade avec un tigre. Cinquante mètres plus loin, deux autres bonzes sont accompagnés par deux tigres. Les bêtes n'ont que 3 ou 4 ans, mais pèsent déjà entre 150 et 270 kilos. Munis d'une petite tige en bois, avec ou sans laisse, les religieux tentent, tranquillement, de mener les fauves vers l'aire de jeu, une espèce de grand canyon creusé à la dynamite et aménagé spécialement pour ces gros chats.

 

          Ces tigres, recueillis et élevés par les moines dès leur plus jeune âge, n'ont jamais connu les plaisirs de la chasse et sont habitués à l'homme. Ce que votre cerveau ne comprend pas forcement, du moins au moment de vous retrouver à une vingtaine de mètres de trois fauves qui se chamaillent dans une flaque d'eau, se courent après, sautant l'un sur l'autre en toute liberté, sans barreaux entre vous et eux !


          Ne pas porter de rouge, ne pas regarder l'un des matous dans les yeux, ne pas courir ou crier si l'un des félins se dirige vers vous et ne jamais leur tourner le dos: telles sont les instructions que chaque visiteur reçoit à son arrivée. Si un tigre court dans votre direction, restez de marbre pour ne pas attirer son attention ! Détail qui a son importance: les visiteurs se trouvent sur l'une des voies d'accès pour sortir du canyon !


          C'est en 1999 que le moine Archan Phousit Khantidharo recueillit ses deux premiers tigres orphelins, deux males âgés d'à peine une semaine, alors que leur mère avait été abattue par des braconniers. Conseillé et aidé par un vétérinaire spécialisé de Kanchanaburi, le Dr. Sonchai Visasmongkolchai, le moine chercha deux bébés femelles pour parvenir à un équilibre, car des males ensemble ont tendance à s'affronter.


          Les villageois des environs lui amenèrent peu de temps après deux bébés tigres, pensant qu'il s'agissait de femelles. Mais, à sa grande stupeur, le vénérable se retrouva avec quatre jeunes males à charge, et la perspective de grands dangers de luttes féroces entre les fauves. La chance finit par sourire peu de temps après, lorsqu'une patrouille de la police des frontières ramena au temple quatre bébés femelles suite à l'arrestation de braconniers.


          Les moines, qui n'avaient reçu aucune formation ou entrainement pour s'occuper de huit pensionnaires peu ordinaires apprirent sur le tas suivant les conseils du vétérinaire. Aujourd'hui, le monastère abrite sept tigres dont le plus gros pèse 270 kilos. Et le 22 février 2003 l'une des femelles a mis au monde trois petits!


         Victimes du braconnage, de la perte de leur habitat naturel, de la fragmentation de leur population (qui empêche la reproduction), les tigres sont une espèce en voie de disparition. On dénombrait ainsi au début du siècle près de cent mille tigres sauvages en Asie. Aujourd'hui, leur population est estimée à moins de huit mille.


Deux moines du temple jouent avec l'un des tigres


          Les tigres d'Indochine sont les plus nombreux (environ mille sept cents) parmi les cinq espèces survivantes (trois espèces ont déjà disparu). En Thaïlande, ils seraient entre deux cent cinquante et six cents selon les sources. Victime de la folie humaine, le tigre a toujours été considéré comme possédant des pouvoirs magiques, même s'il n'existe aucune preuve que les poudres, potions et pilules vendues chez les apothicaires à travers l'Asie soient efficaces.


Les bébés tigres ayant été rejetés par leur mère
(phénomène observé en captivité), ce sont les moines
qui les nourrissent au biberon de lait.

 

          Dans la médecine traditionnelle chinoise, les potions à base d'os de tigre sont sensées soigner les rhumatismes et la soupe de pénis augmenterait la libido. Un braconnier peut ainsi espérer 5800 dollars pour un félin, soit l'équivalent de nombreuses années de labeur pour un agriculteur thaïlandais. Et même si le trafic est illégal en Thaïlande, il n'existe que peu de cas répertoriés de personnes condamnées pour avoir tué un tigre.

 

LA FRAYEUR DE SA VIE...

           Rodrigo, un moine canadien qui a passé près de neuf mois dans le temple, donne le biberon à l'un des bébés tigres. Ils ont à peine six semaines. «Sa mère les a rejetés, elle n'a pas voulu les nourrir et s'occuper d'eux», explique-t-il. II préfère s'occuper des bébés depuis qu'il s'est fait la peur de sa vie avec l'un des adultes, le mois dernier.


Le père supérieur rend visite aux tigres qu'il a recueillis et élevés
alors qu'ils n'avaient que quelques semaines. II est comme leur père et peut se permettre, sans le moindre risque selon lui, de mettre sa main dans leur gueule.


          «Au bout de deux mois, raconte Rodrigo, les félins t'acceptent. Ils reconnaissent ton odeur, s'habituent à toi. Tu peux facilement les sortir, les amener au canyon, les ramener dans leur cage. Tu n'as pratiquement rien à craindre. Et l'on a tendance à oublier l'une des règles fondamentales: un tigre est un tigre. II faut toujours se méfier des instincts naturels. Chaque moine a son histoire ou sa frayeur. Mais aucun n'en parlera ou ne montrera sa cicatrice, ils sont trop superstitieux pour cela.

1) Deux moines ramenant l'un des tigres dans sa cage, en fin d'après-midi,
après une sortie quotidienne de trois heures.

2) Ce moine chargé de nettoyer au quotidien les cages
reçoit une "gentille" caresse...

3) Jeune moine jouant avec l'un des tigres dans le "canyon",
l'aire de jeu où les fauves sont lâchés dans la journée
.

 

           J'ai vraiment cru que j'allais y passer. Si un autre moine n'était pas intervenu... je n'ose pas y penser. J'ai fait tout ce qu'il ne fallait pas faire. J'étais en train de ramener l'un des chats dans sa cage, le tenant en laisse comme d'habitude, lui devant, moi derrière. Le tigre s'est arrêté sans que je fasse attention et je me suis retrouvé devant lui, de dos.

          Je m'aperçois de ma terrible erreur, me retourne et regarde le chat droit dans les yeux (deuxième grosse erreur!). Celui-ci était déjà en position d'attaque, me fixant, baissé, prêt à bondir. Heureusement, un moine est intervenu en s'interposant entre lui et moi. Depuis, je préfère les tout-petits, ils se souviendront de mon odeur pour la vie».

          II y encore un an, les moines sortaient tous les tigres en même temps. Mais aujourd'hui, pas plus de trois à la fois. Ils sont devenus trop gros. II faudrait plus de moines pour s'en occuper (ils sont moins de dix). Et lorsque les tigres atteindront leur pleine maturité, vers cinq ans, ils seront de plus en plus imprévisibles, voire dangereux et agressifs dans leur période d'activité sexuelle. Peut-être que seul Archan Phousit pourra alors les approcher, lui qui les a recueillis et élevés. Signe du destin ? Le père supérieur est du signe chinois du tigre !

          Le temple ne reçoit aucune aide financière et seules les donations des fidèles et des visiteurs permettent de les nourrir et de les soigner. Archan Phousit espère placer dans l'année ses tigres dans un habitat naturel de 25 kilomètres carrés à l'intérieur du temple. Puis dans un deuxième temps, remettre les bébés dans la jungle avoisinante.

         Les spécialistes diront qu'ils ne pourront jamais retourner à l'état sauvage. Rien ne peut remplacer l'entraînement d'une mère. Mais qui aurait cru que de simples moines bouddhistes auraient été capables d'élever sept tigres? C'est la magie de ce temple.

Texte et photos Noir&Blanc: Pha Luang Ja Baa

Photos couleur: Raymond Vergé

 

~~~POLÉMIQUE, VICTOR~~~~~~~~~~~
Thaïlande : le temple du Tigre controversé
Info rédaction, publiée le 25 décembre 2010

 

The Tiger Temple, Thailand: THE ABUSE

 

Voici différents témoignages [contradictoires] de visiteurs:
N'essayez pas la version française, c'est une traduction automatisée
et forcément aberrante...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Chédi de Nakhon Pathom (entre Bangkok et Kanchanaburi)








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10/07/07
Rencontre inattendue sur le marché de Nakhon Pathom avec

[feu] Samak Sundaravej, une figure nationale thaïlandaise

Marc Vacheron, Samak Sundaravej, Raymond Vergé

http://www.correspondants.org/news/thailande-disparition-de-l-ancien-premier-ministre-samak-sundaravej

Samak Sundaravej, ancien gouverneur de Bangkok, présentateur d'une émission de télévision thaïlandaise consacrée à la cuisine, et 25ème Premier ministre [conservateur à la tête d'un gouvernement de coalition pendant neuf mois] de la Thaïlande est est mort d'un cancer le mardi 24 novembre 2009 à l'âge de 74 ans.

Samak était une personnalité politique controversée. Il avait été  limogé de ses fonctions de Premier ministre l'an dernier quand la justice thaïlandaise avait jugé qu'il avait violé la loi en présentant une émission télévisée de cuisine alors qu'il détenait des fonctions politiques dans l'exécutif.

Cuisinier enthousiaste, sa passion pour la cuisine thaïlandaise l'amenait souvent dans les marchés aux produits frais de Bangkok et son style bourru et terre à terre l'ont rendu populaire comme présentateur d'une émission de télévision thaïlandaise sur la cuisine. De façon ironique, c'est cette émission de télévision qui a conduit à son limogeage de ses fonctions de Premier ministre.



01/03/2008
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