Le château de Versailles à Pattaya

Sukhawadee, le paradis du kitch

Pour qui veut se donner la peine de les découvrir,
Pattaya et ses environs recèlent d'étranges curiosités

Ainsi, au nord de la ville, à hauteur de Banglamung, lorsqu'on roule sur Sukhumvit, Km 140, et que l'on regarde côté mer, derrière la Station Petronas, non loin du Cholchan Resort, on est surpris d'apercevoir une série d'imposants bâtiments coiffés de dômes et de coupoles, aux couleurs pastel dont les dominantes sont le bleu turquoise et le rose bonbon… De l'aveu même du maître des lieux, le bleu rappelle l'eau source de vie, et le rose évoque l'amour, tout simplement, comme dans les livres pour enfants.


A l'entrée, un panneau en thaï : Sukhawadee, yindi taun rap, i.e. Paradis, bienvenue ! L'endroit, inauguré officiellement (et astrologiquement) le 24 juillet 2004 à 9h19 précises, est donc ouvert au public, tous les jours de 8h à 18h. Le coût de la visite est de 100 bahts pour les Thaïlandais et 200 bahts pour les étrangers (sauf ceux qui ont un permis de conduire thaïlandais et qui paient donc 100 bahts). Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.


Il y a d'abord un jardin 'à la française', avec fontaines et statues à profusion: entres autres, une 'Cléopâtre' maîtrisant le lion, des divinités gréco-romaines, des cupidons, des chérubins (à moins que ce ne soit des séraphins !), le tout dominé par un immense portrait de la reine Sirikit.


Puis on arrive sur un parking jouxtant un restaurant octogonal où l'on peut goûter les spécialités 'Saha Farms'.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit: ce domaine de 12 'rai' (près de 2 hectares) est la propriété de M. Panya Chotitawan, le roi du poulet, une des plus grosses fortunes de Thaïlande (et grand ami du fils du roi).


Puis, contournant un bassin équipé d'un jet d'eau (comme le lac Léman!) au milieu d'une pelouse émeraude sur laquelle folâtrent des cerfs et des chevaux de bronze...


... on passe devant une sorte de 'Petit Trianon' qui est en fait une somptueuse boutique de produits cosmétiques (Airis Sophia).


Enfin, on débouche sur une immense agora carrelée, donnant sur un autre jardin digne de Le Nôtre, au bord du Golfe de Siam. Encadrée par une longue rangée de colonnes, la vue est splendide: au large, on aperçoit Koh Sichang, en face du port industriel de Laem Chabang, également visible à tribord.

Mais le lieu absolument incontournable est le bâtiment qui ressemble à un hôtel 5 étoiles et qui abrite sous sa coupole, au cinquième étage, la statue de 'Mei-Kouan-Im', divinité chinoise, version féminine du Bouddha de la compassion.


Cet immeuble délicieusement kitsch regorge de trésors hallucinants d'éclectisme.


Tous les styles sont représentés sur différents supports: architecture, statues, bas-reliefs, tableaux, vitraux, meubles, tapis, éléments de décoration…

Ici, tout n'est que luxe, palmes et fatuité. Une débauche, une orgie, un festival de baroque et de rococo, propre à saturer les plus blasés. Même les portes de l'ascenseur semblent dorées à l'or fin.

Il y a, par exemple, la [mauvaise] réplique en cire de Marilyn Monroe sur sa grille de soufflerie en train de retenir les bords de sa robe blanche. On se demande ce que ça vient faire là…


Le second édifice qui mérite le détour est le plus imposant de tous par sa taille.


On dirait un palais du Grand Moghol mâtiné de style Victorien; ça rappelle vaguement Calcutta dans toute sa splendeur coloniale.


C'est une salle de conférences qui peut accueillir jusqu'à 500 personnes, assises.


Le hall d'entrée lui-même n'a rien à envier à la galerie des glaces du château de Versailles. Il est coiffé de trois coupoles bleutées, trois puits de lumière entourés d'anges évoluant parmi les nuages. La salle de réunion a quelque chose de pharaonique dans les proportions.


Ce temple fastueux, intitulé 'Kitchen of the World' (i.e. Cuisine du Monde) a été entièrement construit en 30 jours par 2600 ouvriers. C'est M. Panya Chotitawan qui nous l'a dit, et on veut bien le croire, car c'est quelqu'un qui a l'air de savoir ce qu'il veut et ce qu'il dit…

Raymond Vergé

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SUPPLÉMENTAIRES
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Saha Farms : les fermes réunies


[Dr Panya et son épouse Dr Boonsiri Chotitawan]

La compagnie Saha Farms a été lancée en 1969 avec au départ une production hebdomadaire de 500 gallinacés. Le fondateur, Dr. Panya Chotitawan, avait également ouvert son premier supermarché sur Asoke Road à Bangkok pour écouler sa viande de poulet non congelée. Succès immédiat sur le plan local. Puis cinq ans plus tard, en 1974, la compagnie a commencé à s'intéresser au marché étranger. En coopération avec un importateur japonais, elle a démarré l'exportation de la viande de poulet (transformée et surgelée) vers l'Empire du Soleil Levant (le plus gros importateur de produits avicoles thaïlandais) sous la marque Kiss.


Ensuite, dès 1981, grâce à la grande qualité de ces produits, elle a rapidement augmenté les quantités à l'export. Pour faire face à la demande, une deuxième batterie d'élevage de poulet été montée dans le district de Nongjok près de Bangkok, ainsi que des unités produisant en tout 425 000 tonnes d'aliments pour poulets à l'année. La production annuelle de poussins grimpe alors à plus de 100 millions. Et Saha Farms a désormais près de cinq mille éleveurs sous contrats qui lui fournissent la matière première (transformée dans ses 'laboratoires').


En 1983, un nouvel élevage a été construit dans le district de Srimahapho (province de Prachinburi) pour accélérer et augmenter la production déjà faramineuse. En 1990, Saha Farms a construit un nouvel élevage à Pattananikom district, province de Lopburi et a fait l'acquisition un silo à grain près d'Ayutthaya. 1992 voit la création d'un nouveau site (et de son silo à grain pour nourrir les poulets) dans la province de Lopburi. En 1994, une 'grande ferme' fut établie dans la province de Petchaboon. Aujourd'hui, elle fournit annuellement 1,2 million de poulets reproducteurs, en partie pour Saha Farms elle-même et en partie pour le marché national et international.


En 1998 déjà, Saha Farms est devenu le plus gros exportateur thaïlandais de viande de poulet. En 2000, les activités commerciales de la compagnie ont généré plus de 10 000 emplois tout en bénéficiant à plus de 100 000 familles de fermiers. En 2004, il y a désormais plus de vingt mille employés, et plus de quatre-vingt mille revendeurs de ses produits en Thaïlande. La demande de viande de poulet au niveau national est en constante augmentation. Cela compte pour 75% des revenus de la compagnie, qui en outre, fournit entre autres et par exemple les célèbres 'Chicken nuggets' à tous les McDonald's d'Asie du sud (Japon, Corée, Singapour, Hong Kong…).


La compagnie se veut à la pointe de la recherche agricole et industrielle pour l'aviculture thaïe. Son ambition est de servir d'exemple et de modèle aux industriels de l'agroalimentaire ainsi qu'à tous les fermiers du pays. Son but ultime est, globalement, de créer suffisamment de produits alimentaires sains, pour s'inscrire dans la politique de paix et de bonheur mondiale. Elle prétend devenir la 'Cuisine du Monde' (rien de moins), ce qui, dans son 'cahier des charges' devrait finalement apporter le bonheur et richesse à la population thaïe : Ce sont les rêves partagés qui ont le plus de chance de se réaliser !

La Thaïlande est le plus gros exportateur de poulets d'Asie du sud-est (quatrième au rang mondial) vers l'Europe, le Japon et les pays voisins du continent asiatique.

L'an passé (2006), la Thaïlande a engrangé environ 1,5 milliard de dollars grâce à la vente à l'étranger de viande surgelée (poulet, canard et dinde), ce qui correspond à 2% du total national des revenus a l'export. Au moment de la crise de la grippe aviaire (début 2004), on a évalué à 250 millions le nombre de poulets en Thaïlande. 15 millions de personnes (le quart de la population) dépendent des revenus des 3,2 millions de 'fermettes' où la majorité des poulets sont élevés. Les grands groupes agroalimentaires et producteurs de viande de poulet emploient des centaines de milliers de personnes. Au contraire des petites exploitations familiales, ils n'ont pas été touchés par la crise car ils respectent toutes les normes internationales d'hygiène et de sécurité (protection du personnel, batteries climatisées, transformation des déchets, sécurité incendie, traitement des eaux…). L'un de ces gros producteurs de poulets thaïlandais n'est autre que la compagnie Saha Farms. Maintenant que la crise est passée, Panya Chotitawan, son PDG, prévoit de construire en Thaïlande les plus grands centres d'élevage au monde. Pour donner une petite idée, certaines de ses 'serres' de production ont déjà une capacité de 340 000 (trois cent quarante mille) poulets heureux, propres et sains, comme l'affirment les luxueuses brochures publicitaires.

 
GALERIE DE PHOTOS SUPPLÉMENTAIRES NE DONNANT
QU'UN TRÈS FAIBLE APERÇU DE LA PROFUSION
ET DE L'ABONDANCE DES CHOSES A VOIR
A SUKHAWADEE: C'EST HALLUCINANT !
 

PANNEAUX INDICATEURS

EXTÉRIEURS


             Coffee, anybody ?

INTÉRIEURS

STATUAIRE

TABLEAUX

TOILETTES (IMPÉRIALES)

PAONS (DANS LE MILLE)

Il y a deux galeries [photos] consacrées au fils du roi,
le prince Wajiralongkon, né le 28 juillet 1952, marié en 1977
à Soamsawali kitiyakra qui lui a donné une fille.
Après leur divorce, le Prince a épousé Mom Sujarinee Mahidon
qui lui a donné quatre fils et une fille.







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PLUS DE PHOTOS:

http://www.mypattaya.com/picture_album4.asp

http://travel.webshots.com/album/558146848zvaqPL

http://www.boxertravels.net/sukhawadee/index.htm

Belles photos de nuit:

http://drummachine.multiply.com/photos/album/26/Sukhawadee_Pattaya#


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ECONOMIE – Un géant thaïlandais de la volaille bat de l’aile

Déjà en difficulté financière, le groupe Saha doit aussi déplorer l’incendie d’une usine à Lop Buri qui était en plein conflit social. Des investisseurs du Moyen Orient volent à la rescousse.

Un des piliers de l’industrie thaïlandaise est en train de fléchir. Le groupe Saha (20 000 salariés et 20% du marché de la volaille) doit faire face à des pertes financières telles que les salaires ne sont pas tous versés. Un journal thaïlandais a évoqué une dette de l’ordre de 5 milliards de bahts (120 millions d’euros). La société explique cette défaillance par des coûts élevés de nourriture des animaux la hausse des coûts de main d’œuvre et un baht surévalué.

L’entreprise a dû réduire de moitié sa capacité d’abattage en passant à 600 000 poulets par jour. Panya Chotitawan, le président du groupe, a déclaré au journal Thai Rath que la société était en train de résoudre son problème de liquidité par la vente de certains actifs. Il a révélé surtout que sa société avait reçu un soutien financier des importateurs de volailles du Moyen-Orient pour permettre la poursuite de la production et de l’approvisionnement de leurs marchés.

Le mauvais sort s’acharne sur Saha, qui déplore la perte de son usine de poulets congelés à Lop Buri (centre du pays), ravagée par un incendie dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Les dégâts sont estimés à 60 millions de bahts (1.5 million d’euros). On ignore encore si l’incendie a un lien direct avec le conflit social qui couvait depuis plusieurs semaines. Les 3.000 salariés birmans de l’usine avaient organisé, la veille du sinistre, une manifestation pour exiger le paiement des salaires en retard.
FP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mercredi 10 juillet 2013

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20/03/2008
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